« Chorégraphe, tap-dancer et vidéaste, Ghislaine Avan n’a cessé de conjuguer son art avec tous les autres, et avec toutes les disciplines que son sens surnaturel de la rencontre et de l’échange lui fait aborder. La vie et l’œuvre de Ghislaine sont tellement abreuvées de ces rencontres insolites, de ces collisions explosives, ces hasards fulgurants, qu’on se demande si ce n’est pas ce sens de l’ouverture, cette disponibilité qui est devenue, chez elle, un art. Cela montre en tous cas l’essence de sa recherche; c’est une improvisatrice qu’une discipline spontanée, immédiate comme le tap-dance, a mené au fil de son travail et de ses rencontres, vers la chorégraphie, et maintenant vers le cinéma.
Parallèlement à ses premiers spectacles, depuis «Chacun en emporte une colonne», en 1998, où se révèle pour la première fois son langage chorégraphique et à ses «Gravitations», rencontres improvisées entre le tap-dance et d’autres disciplines qui la mèneront dans le monde entier à croiser la musique contemporaine, le jazz improvisé, aussi bien que d’autres formes de danse, elle commence la lecture de la Divine Comédie. Ce livre va prendre alors une place considérable, centrale dans son œuvre, sa lecture se déroulera sur 7 ans, et donnera naissance au grand projet chorégraphique «Seuil».
C’est de la jonction entre sa passion de la rencontre, son goût des autres, et la découverte de Dante, que naissent les premières images du film «Le LA du Monde», projet fou, qui consiste à faire lire au monde entier, dans toutes les langues, à des personnes non pas choisies au hasard mais rencontrés sous les auspices providentiels de l’amitié ou de l’admiration, des courts extraits de la Commedia, jusqu’à pouvoir recomposer le puzzle de l’œuvre entière.
Oeuvre en chantier, dantesque et gigantesque, hommage rendu à l’humanité et à l’universalité, où le travail et le parcours de Ghislaine prennent tout son sens. »
-Guillaume Allardi - acteur, auteur et musicien
« Danser est pour moi un acte de liberté et de communion, un pont entre les mondes visibles et invisibles. »
« Son œuvre est planétaire. Artiste sans ego et sans limite, Ghislaine Avan sait tout (bien) faire, et d’abord elle sait, au quotidien, renverser les montagnes. Celles de l’indifférence, du statu quo et des inerties mondaines. Sa vitalité hors normes et sans frontière lui fait parcourir la terre entière. Si Dante est sa source première, la danse est sa demeure de chair. Elle danse le monde. Elle s’échappe ainsi à tout discours, à toute pesanteur terrestre. Elle fait et agit. Sa réalité humaine est un terrain de parcours communautaire, formidablement partagé, et durablement partageable. De par le monde, elle interroge tous ceux et celles qui œuvrent avec l’œuvre inouïe de Dante, que ce soit de près ou de loin, dans les profondeurs du mental. Elle efface les distances et réconcilie les humains, au-delà de toute différence de surface. La rencontrer, c’est d’abord rencontrer, par elle et son altérité créatrice, ses propres possibilités cachées. Un peu chamane, un peu magicienne, Ghislaine Avan fait remède aux fatigues de l’humanité. Avec elle, et ses énergies, on peut faire. On doit. Le jour J s’approche. Pour elle, chaque jour est un jour J. »
-Christian Noorbergen - Critique d’Art
Bouleversée par de multiple rencontres, l’univers de Ghislaine Avan se compose et s’enrichit dans le regard croisé de l’Autre.